Alimentation

L’ALIMENTATION

Changer ses habitudes alimentaires est peut-être ce qui nous rebute le plus. Pourtant il n’est pas nécessaire de les modifier radicalement pour couper du tiers les GES issus de notre alimentation. Cela sans compter que des changements judicieux sont bons pour la santé et qu’ils font économiser.

Voici quelques faits bien établis. À chacun de nous de choisir comment il veut modifier son régime alimentaire. Tous ensemble, par le simple biais de notre alimentation, nous pouvons réduire les GES totaux de plus de 5 %.

LA VIANDE

L’élevage des bêtes est à l’origine de 14,5 % des émissions totales de GES. Il est tout-à-fait possible de manger moins de viande et de remplacer en partie les protéines animales par des protéines végétales. On peut, par exemple, ne prendre qu’un repas de viande par jour (le midi ou le soir), ou encore ne pas manger de viande (faire maigre comme disait nos aïeux) deux jours par semaine. Le tableau ci-dessous (Source : Poore et Nemecek, revue Science)  indique combien de kg de CO2 sont émis pour obtenir 50 g de protéines des aliments suivants

Boeuf                                       De 8.5 à 25 selon la provenance

Agneau                                                                9

Crustacés d’élevage                               5.5

Porc                                                                    3.8

Poissons d’élevage                                    3

Volaille                                                               2.9

Oeufs                                                                  2.1

Tofu                                                                         1

Légumineuses                                            0.4

Noix                                                                    0.2   

Couper trois repas de viande par semaine permet, par exemple, de réduire de 2 % les GES dus à l’alimentation. La diminution de la consommation de viande permet en outre de réduire la déforestation ainsi que la superficie des terres cultivables et donc de préserver la biodiversité.

MANGER AU GRÉ DES SAISONS

Manger des petits fruits en hiver, fraises, framboises ou bleuets, entraîne une forte émission de GES car ils viennent de loin et leur transport demande beaucoup d’énergie. Faire venir ses asperges du Mexique ou du Chili consomme plus d’énergie que nous n’en retirons en les mangeant, une véritable aberration.

Fort heureusement, les agriculteurs du Québec produisent sur une plus longue période de l’année divers fruits et légumes, en serre ou en choisissant des variétés adaptées à notre climat.

MANGER FRAIS

Produire les aliments congelés demande environ dix fois plus d’énergie que pour les aliments frais : il faut une usine de congélation, puis les transporter souvent sur de grandes distances dans des camions réfrigérés jusqu’au supermarché qui les gardera dans des congélateurs jusqu’à leur vente.

Beaucoup de gens trouvent par ailleurs que l’aliment congelé a perdu goût et texture.

ÉVITER LES ULTRA-TRANSFORMÉS

Plus de 10 % des GES du régime alimentaire total sont causés par les aliments ultra-transformés (comme les repas de restauration rapide, les nouilles instantanées, les pizzas et repas congelées, les pâtisseries, les saucisses et charcuteries, les bonbons et les desserts glacés).  Ces aliments sont mauvais pour la santé et mauvais pour l’environnement.

MANGER LOCAL

Se procurer des aliments locaux offre de nombreux avantages. Primo, leur transport du producteur au consommateur produit beaucoup moins de GES. Secundo, leur production est de plus en plus biologique, sans pesticide et sans culture intensive qui épuise le sol. Même les viandes, nous serons nombreux à continuer d’en manger, admettons-le, sont produites dans de meilleures conditions d’élevage produisant moins de GES, souvent sans hormones de croissance ni antibiotiques. Tertio, manger local c’est investir dans notre économie locale et préserver un tissu social fort.

Enfin, l’emballage plastique des aliments locaux est quasi nul, alors que dans les supermarchés… Moins de plastique, moins de GES et moins de pollution.

UN POTAGER AVEC ÇA ?

Et tant qu’à y être, pourquoi pas se faire un petit potager. Ah, le goût sans pareil de la tomate ou du concombre frais cueillis!