Électricité

L’ÉLECTRICITÉ

L’électricité au Québec n’est pas tout-à-fait carboneutre. Pour la produire il faut construire des barrages, il faut inonder des territoires dont les arbres sont coupés, et enfin il faut la transporter grâce à des lignes sous lesquelles on coupe aussi les arbres.

Quant aux éoliennes et aux capteurs solaires, il faut les installer sur des terrains indisponibles pour tout autre usage, notamment agricole.

Réduire notre consommation, c’est donc contribuer à éviter de dénaturer des territoires.

 

Voici quelques gestes proposés pour réduire notre consommation.

  • Éteindre la lumière quand on quitte une pièce

Même pour une courte absence. Fermer puis ouvrir l’interrupteur ne prend pas de temps et n’endommage ni le circuit ni les ampoules.

  • Remplacer ses ampoules incandescentes ou fluocompactes par des ampoules DEL

Les DEL coûtent plus cher à l’achat. Par contre, elles consomment 80 % moins, éclairent mieux, durent jusqu’à 15ans, et finissent donc par être beaucoup plus économiques.

  • Cuisiner à casseroles couvertes

Les aliments cuiront plus vite, pour une moindre consommation d’électricité. Idéalement, cuisinez avec un autocuiseur (un presto disait ma grand-mère).

  • Débrancher les chargeurs des appareils électroniques portables.

Le transformateur incorporé à un chargeur continue de consommer même lorsque l’appareil est entièrement chargé, ou encore lorsque aucun appareil n’y est raccordé.

  • Ranger le frigo

Bien espacer les aliments en évitant de les entasser permet à l’air réfrigéré de mieux circuler et donc au frigo de moins consommer.

  • Baisser la température la nuit

Sous les couvertures, vous ne sentirez pas une température de 3o C ou 4o C moindre. Idéalement, un thermostat programmable rehaussera la température une demi-heure avant le réveil.

  • Remplacer les plinthes par une thermopompe

Cela peut réduire la consommation d’électricité des 2/3, avec 250 kg de CO2 de moins en prime.

  • Se servir d’une corde à linge

Les cordes à linge faisaient partie du paysage il n’y a pas si longtemps. S’il vous est possible d’en poser une, n’hésitez pas. Le soleil et le vent sont gratuits, alors que la sécheuse est gourmande en électricité.

  • Faire le ménage de ses courriels

Les estimations varient, mais il y a consensus : un courriel simple génère autour de 3 g de GES, et autant pour chaque destinataire mis en copie. Un courriel avec photo annexée envoyé à une dizaine d’amis équivaut à rouler un demi-kilomètre en auto !

Cela est sans compter le stockage des vieux courriels sur les serveurs des fournisseurs qui sont pour la plupart alimentés en électricité produite au mazout ou au charbon. On évalue que la totalité des courriels échangés consomme autant que le transport aérien.

Voici quelques gestes simples pour réduire l’empreinte des courriels

    • Envoyer des textos au lieu de courriels
    • Réduire ou supprimer la liste des destinataires mis en copie
    • Éviter les pièces jointes
    • Se désinscrire des bulletins et lettres de nouvelles inutiles
    • Effacer régulièrement les vieux courriels (vider sa corbeille) au lieu d’attendre que cela se fasse tout seul.