Nous croyons

Que la biodiversité est un trésor précieux

La vie est apparue sur Terre il y a un peu plus de 3,5 milliards d’années. La vie grouille, évolue, se multiplie, se ramifie. Des espèces disparaissent, notamment au cours des extinctions de masse, d’autres apparaissent pour occuper les niches écologiques libérées. Chacune joue un rôle, chacune compte sur le rôle des autres. La vie s’appuie sur la vie. Protéger la diversité de la vie c’est protéger la vie elle-même.

Que l’espèce humaine est partie intégrante de la biodiversité

L’espèce humaine ne se situe pas en marge des autres formes de la vie, ni d’ailleurs à leur sommet. L’espèce humaine s’appuie sur la vie pour exister, elle fait partie de la dynamique du vivant. Elle n’est pas étrangère au reste de la vie, elle est liée intimement à l’ensemble du vivant et à sa diversité. Protéger la diversité de la vie, c’est aussi protéger la vie de l’espèce humaine.

Qu’il est essentiel de reprendre contact avec le vivant

Chasseur et cueilleur à l’origine, l’être humain était au quotidien en contact avec la nature. Devenu éleveur et agriculteur, il s’est peu à peu coupé de nombreuses espèces pour n’accorder d’importance qu’à celles qu’il élevait ou cultivait. L’industrialisation et les succès de la science et de la technologie l’ont isolé davantage de la nature, en lui donnant l’illusion qu’il peut désormais s’en passer, qu’il lui est extérieur et même qu’il la domine. Enfin, l’urbanisation lui a fait perdre de vue, littéralement, la multitude du vivant. Il faut rétablir le contact entre la vie dans sa riche diversité et l’être humain, pour que ce dernier soit en mesure de l’apprécier et de la respecter.

Qu’il y a lieu d’apprécier et respecter le vivant

L’être humain est en interaction avec l’ensemble du vivant micro-organique, végétal et animal. La conscience de cette interaction ne peut l’amener qu’à percevoir la nature avec reconnaissance, ménager et protéger la vie, particulièrement la vie animale. Sachant que de nombreuses espèces sont douées de sensibilité et de conscience, il est impératif de restaurer, car elle a existé, une relation affective entre l’espèce humaine et les autres espèces qui ont droit aussi à leur propre évolution, dans leurs propres habitats.

Qu’il faut agir

L’action visant à protéger et amplifier la toile du vivant revêt de nombreuses formes. Il y a lieu d’encourager l’acquisition de connaissances et de communiquer ces connaissances. Il faut sensibiliser l’ensemble de la population aux enjeux de la biodiversité, et de produire des occasions de rapprochement avec la nature pour tous les groupes sociaux, de tous âges. Nous nous devons d’influer sur les décideurs, politiques et économiques, publics et privés.

La création d’aires protégées, de zones tampons et de corridors de biodiversité, soit par l’acquisition de terres, soit par l’adhésion de propriétaires terriens aux objectifs de protection et d’enrichissement de la biodiversité, sont des actions concrètes qui ne doivent pas cependant conduire au confinement de la biodiversité à certaines zones à l’extérieur desquelles celle-ci n’est plus un souci. Au contraire, c’est sur tout le territoire qu’il est souhaitable que s’épanouisse la relation entre la toile du vivant et l’espèce humaine.

Que chacun a un rôle

Chaque membre de la société a un rôle à jouer dans la protection et l’enrichissement de la biodiversité. Plus il y aura de personnes qui contribueront à l’observation des habitats, au dénombrement d’individus d’espèces données, à l’échange d’idées, à la rédaction de textes ou la production de vidéos, aux travaux sur le terrain, à la recherche scientifique, à la sensibilisation d’autrui, au changement des habitudes et des perceptions, y compris les siennes, mieux ce sera. Protéger et enrichir la biodiversité doit se faire non seulement sur tout le territoire, mais aussi par tous. Le succès passe par l’engagement du plus grand nombre.

À la raison

Les débats ne manqueront pas, des options s’offriront, des intérêts s’opposeront. Il continuera d’exister des utilisations concurrentes du territoire, des avis divergents sur les décisions à prendre. Rien de plus normal.

Rien de plus essentiel par contre de fonder les décisions sur les faits établis, sur le savoir et sur le vraisemblable. La richesse de la biodiversité est trop cruciale pour l’avenir de l’espèce humaine pour qu’on se permette de procéder autrement. Le principe de précaution doit l’emporter sur l’audace du risque.

En une démarche démocratique

La philosophie, les objectifs et les politiques de la Fondation sont approuvés par les membres. Les orientations qui encadrent les actions et les interventions sont établies par le conseil d’administration, lui-même élu par les membres. Chacun peut se prononcer, chacun peut se faire élire. Chacun a son mot à dire.