Menaces pesant sur la biodiversité

On compte cinq menaces principales.

Pour chacune, individuellement et collectivement, nous pouvons intervenir en étant innovateurs, et très souvent en modifiant nos habitudes de vie et de consommation. Les gouttes d’eau font les ruisseaux qui font les rivières…

Les changements climatiques

La planète se réchauffe, hors de tout doute, et les changements sont appelés à s’amplifier. En effet, les engagements de Paris vont nous mener à un réchauffement de plus de 3 °C, s’ils sont respectés.

À un tel réchauffement, nos saisons seront bouleversées, certes, mais aussi plus du tiers du vivant est menacé de disparition, partout dans le monde et ici, localement. Il faut savoir que les espèces vivantes se sont adaptées au fil des millénaires à des habitats et à des climats particuliers, et qu’elles ne pourront pas nécessairement suivre assez rapidement le déplacement de ces derniers.

Se mouvant lentement, les amphibiens (grenouilles, salamandres, tritons) et les reptiles risquent davantage de disparaître faute de pouvoir s’adapter. Et qu’adviendra-t-il des oiseaux et mammifères qui migreront bien plus rapidement que les plantes dont ils dépendent. Enfin, les poissons éprouveront des difficultés quasi insurmontables pour migrer vers le Nord à la recherche d’eaux froides.

La destruction et des habitats

Voici la principale menace qui pèse sur la biodiversité.

La déforestation pour la récolte de bois d’oeuvre ou encore pour augmenter la superficie des terres agricoles, l’étalement urbain, l’aménagement de sites industriels, l’assèchement des terres humides pour les rendre constructibles, la multiplication de routes et de pistes qui quadrillent notre paysage , la destruction de fonds marins par les filets de pêche qui les raclent sont autant d’exemples de pratiques qui détruisent, modifient ou fragmentent les habitats dont ont besoin les espèces vivantes pour se nourrir et se reproduire. Plus près de nous, à titre d’exemple, la disparition des granges en bois a contribué à la chute des populations d’hirondelles car elles en dépendaient pour y faire leurs nids. Comme quoi les habitats sont parfois insoupçonnés.


Les espèces exotiques envahissantes

Le réchauffement du climat et les moyens de transport créés par nous ont fait que des espèces venues d’ailleurs sont en train de décimer des espèces indigènes et de proliférer, faute de prédateurs. Que l’on songe, par exemple, à la moule zébrée, à la carpe asiatique déjà bien installée dans le Saint-Laurent, à l’agrile du frêne et au phragmite envahissant qui, poussant dans les fossés le long des routes, étouffe toute autre végétation.

La surexploitation des ressources

Les ressources naturelles constituent un capital qui se renouvelle naturellement. Leur surexploitation consiste à dépenser le capital plus vite qu’il ne peut se renouveler.

L’agriculture intensive qui épuise les sols, la surpêche et l’effondrement résultant des stocks de poissons, le tarissement des nappes phréatiques, le défrichage des forêts plus rapide que la croissance des arbres sont des exemples de surexploitation.

En 1970, le prélèvement des ressources naturelles se faisait au même rythme que leur renouvellement. En 2017, le renouvellement des ressources n’a satisfait nos besoins que jusqu’au mois d’août. En d’autres termes, il nous faudrait un Terre et demie pour répondre à nos besoins sans piger dans notre capital naturel.

La pollution

La pollution sous toutes ses formes (atmosphérique, plastique dans les océans, produits chimiques enterrés ou rejetés dans les cours d’eau ) contribue à détruire les habitats et a ultimement des effets sur notre santé. Elle aggrave la surexploitation des ressources en éliminant des espèces vivantes dont nous avons besoin.