Sixième extinction massive

La vie sur Terre a débuté il y a 3,7 milliards d’années; elle était bactérienne et marine. Elle évolue ensuite lentement : algues, organismes complexes à corps mous comme les méduses, différentes sortes de poissons à carapace ou vertébrés, passage sur la terre ferme de la vie végétale et animale, et finalement apparition des mammifères il y a quelque 225 millions d’années. Notre espèce, Homo sapiens, ne date que de 200 000 ans. Nous sommes les petits derniers !

À cinq reprises, la vie a subi des reculs importants, catastrophiques. Ces reculs, pendant lesquels plus de 50 % et parfois 90 % des espèces terrestres et marines sont rayées de la carte, sont appelés extinctions massives.

 

La dernière, la plus connue est celle de la disparition des dinosaures. Ces derniers, qui ont régné sur la Terre pendant 160 millions d’années, sont disparus il y a 66 millions d’années. 

Les extinctions massives du passé furent dues à des causes naturelles, comme des glaciations, le volcanisme, des variations du niveau des mers et l’impact de météorites.

Le consensus scientifique est qu’il se produit actuellement la sixième extinction massive, et que nous en sommes la seule cause : surexploitation des ressources comme la surpêche, destruction et fragmentation des habitats, pollution des sols, de l’eau et de l’air, changements climatiques. Partout dans le monde, les espèces et les populations animales et végétales sont en train de s’effondrer.

Cette sixième extinction, commencée dès que les humains ont entrepris de coloniser la planète, s’est considérablement accélérée depuis les années 70. Si elle se poursuit, elle menacera à terme la survie même de notre propre espèce. Certains estiment que l’humanité vivra ses premières catastrophes dès 2050.

En effet, le rejet constant de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la disparition appréhendée des pollinisateurs, l’extinction possible du plancton végétal sont autant de facteurs qui menacent notre sécurité alimentaire ainsi que nos sources d’eau et d’oxygène. Les sécheresses et la hausse du niveau des mers obligeront des centaines de millions de personnes à migrer.

Heureusement, cela peut être évité. Mais il faut agir, dès maintenant.